Réparation du propulseur d’ étrave side power

Le 11 avril 2018,

Depuis presque un an le propulseur d’ étrave ne fonctionne plus ou très mal,  le moteur tourne mais il n’a aucune puissance.

Un propulseur c’est un gros moteur électrique qui fait tourner deux hélices montées à l’avant d’un bateau en travers dans un tunnel dans la coque et qui permet de faire bouger  l’avant latéralement pendant les manœuvres de port, ce n’est donc pas nécessaire mais ça peut être d’une grande aide surtout quand il y a un fort vent de travers.

J’avais commencé à regarder le problème il y a quelques mois et en regardant la doc j’avais lu que si il n’y avait pas de puissance c’est que la batterie était trop faible. Donc j’avais commandé et installé une nouvelle batterie au port de Lagos, mais voilà le résultat était le même. Donc j’avais laissé le problème pour plus tard.

Le gros soucis pour réparer la bête c’est que une partie est accessible de l’intérieur du voilier, mais que toute la partie hélices n’est accessible qu’ en sortant le bateau de l’eau et je ne voulais pas faire une sortie spécifique pour ça.

Je ne sais pas d’où vient le souci, c’est peut-être une des deux goupilles qui est cassé, ou les charbons qui sont usés ou un objet qui c’est emmêlé dans le tunnel???

Comme on avait décidé de sortir Charly de l’eau à Gibraltar pour l’entretien annuel je me suis dis qu’il fallait regarder le problème de plus prêt.

Le modèle que j’ai est le side power SP95.

Je commence par démonter le moteur de l’intérieur, il est sous la couchette avant.

Je déconnecte la batterie puis les câbles d’alimentation.

Il y a ensuite 4 vis à enlever sous le moteur.

J’enlève le moteur, c’est horriblement lourd.

Mais en dessous je ne vois rien de spécial.

Il y a un accouplement caoutchouc qui est en bon état.

En dessous il y a une goupille sur l’axe mais là aussi RAS.

Comme tout est démonté j’en profite pour nettoyer le collecteur et les charbons.

Puis je remonte tout, on va regarder par en dessous:

On sort le bateau de l’eau.

Et une fois à terre je regarde les hélices, là aussi RAS les goupilles ne sont pas cassées et il n’y a rien qui empêche la rotation du mécanisme. Le seul ennui est que les hélices sont grippées sur l’axe et que je ne peux pas les démonter mais ça sera pour la prochaine fois et ça va pas être du gâteau. on arrive à mettre de l’antifouling un peu partout après moult contorsions.

On fait l’entretien de la coque et on remet Charly à l’eau.

On voit bien le trou rond sous la ligne de flottaison à l’avant c’est là que se trouvent les hélices du propulseur.

On sort du chantier et on va du coté anglais de Gibraltar pour faire le plein de gasoil car il est détaxé et on le paye 0,56 euro le litre, puis on revient à notre place à la marina Alcaidessa coté espagnol.

Je rebranche la batterie je remet le moteur en route et je lance un nouvel essai du propulseur, le voilà arrivé ce moment tant attendu.

Et bien merveilleux ça marche impeccable du premier coup.

Il y a deux explications possible:

Ou le problème venait du collecteur encrassé ou de cosses mal serrées

Ou je suis un génie sans le savoir.

Je pencherais plutôt pour la deuxième solution.

J’ai une batterie à vendre si vous êtes intéressé?

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L’Europe le retour

Le 2 avril 2018,

Je n’ai pas fait d’ article sur le blog depuis pas mal de temps j’avoue qu’il y a eu un peu de relâchement au deuxième trimestre.

Pourtant on en a fait des choses.

On a eu de la visite à Rabat, d’abord Alain et Claudine qui ont acheté 350 paires de babouches et un plat à tajine.

 

Puis la visite de Hubert, Hélène, Guy et Marie avec qui nous sommes allez à Marrakech, Ouarzazate et dans les gorges de Gabes.

Nous avons fait beaucoup de rencontres:

Il y a eu Anke et Uwe un couple d’allemand qui ont une vie originale, Il partage avec son frère une entreprise, un voilier et une maison. Son frère était parti avec le voilier un an et demi pendant qu’il gérait l’ entreprise et maintenant c’est lui qui est parti en voilier, ils ont fait l’Europe du nord jusqu’en Islande puis l’Espagne et le Maroc, ils sont sur le retour et sont actuellement à Madère.

Il y a Erika une femme allemande qui navigue toute seule sur un petit voilier de 9m elle est actuellement au milieu de l’ océan atlantique, avec l’idée de traverser le canal de Panama et d’aller en Polynésie, on se sent bien petit quand on rencontre des gens qui ont de tels projets.

On a rencontré Pedro et Paco, deux espagnols qui se sont arrêtés à Rabat pour des problèmes techniques, ils aiment bien le whisky et ils sont partis pour les Canaries.

Nelson et sa copine, deux Espagnols, vivent sur leur voilier, elle travaille comme graphiste en informatique du bateau et lui balade des touristes sur le voilier l’ été aux Baléares, on devrait les retrouver bientôt.

Il y a Bertrand qui a vécu toute sa vie à la Réunion et qui vient de s’acheter un bateau à moteur en Écosse et qui va en méditerranée comme nous.

Tout ce monde est parti et nous étions pratiquement les seuls à rester à la marina. Mais pour nous aussi l’ heure du départ approche. Mais ce se n’est pas si simple, il faut que plusieurs paramètres soit réunis ensemble pour pouvoir quitter le port de Rabat:

Premièrement il faut que la météo soit bonne comme à chaque fois qu’ on prend la mer c’est évident.

Ensuite il faut que les vents ne soient pas trop nord, ce qui est très souvent le cas dans le coin et on peut parfois attendre 1 à 2 semaines avant que ça change.

Il ne faut pas de houle importante sinon cela crée une barre à l’ entrée du port et on ne peut pas passer.

Il faut être marée haute pour qu’ il y ait assez d’eau sous la quille.

Et enfin il faut que le pilote de la marina soit là pour nous précéder de la marina à l’ océan c’est obligatoire.

Il y a une dizaine de jours on décide de partir, le seul problème était que la marée haute est à 6H00 du matin. On tente le coup on largue les amarres et on va se mettre au ponton de la police pour les formalités de sortie. Mais voilà le pilote n’est pas encore arrivé, on attends jusqu’à 8H30,  le pilote arrive mais le courant dans le fleuve est beaucoup plus fort qu’à l’étale, je vais avec son Zodiac jusqu’à la sortie et là on vois des grosses vagues déferler devant nous. Demi tour on ne peux pas sortir.

On a attendu une semaine avant d’avoir une autre fenêtre pour partir. Départ à midi à cause de la marée. On passe la police et la douane et c’est parti, le pilote nous guide et on sort enfin de Rabat direction nord-nord-est. Beau temps, vent modéré on hisse la grand voile et là problème elle ne se déroule pas correctement, ça a l’air de coincer quelque part, j’ai du mal la remonter il y a quelques semaines. Qu’est ce qu’on fait? on retourne au port? Je sent qu’ Annick va péter une durite si on fait demi tour. Le plus gros problème c’est qu’il faut pouvoir enrouler la grand voile rapidement si le vent forcit. On se rend compte que si on navigue avec le tiers de la voile déjà enroulée alors ça fonctionne à peu prés alors on décide de continuer, tant pis on ira moins vite.

On slalome un peu entre les filets mais après quelques heures de navigation il n’y en a plus. On mange la moitié de la pizza qu’on avait préparé pour la navigation. Excellent.

On est au début au moteur et à la voile parce que le vent est un peu trop dans le nez mais après un moment le vent tourne un peu et on coupe le moteur.

Le soir arrive et on organise nos quarts de la façon suivante:

On fait des quarts de 3 heures chacun sauf si on est en forme et qu’on peut continuer. Comme çà l’autre à suffisamment le temps de se reposer. Avant on faisait des quarts de 2 heures et l’expérience nous a montré que c’était trop fatigant.

Le vent tourne et on est vent de travers comme prévu, c’est le top.

La nuit se passe sans problème particulier, hier soir on a fini la pizza et la pleine lune éclaire bien c’est très beau. On n, a du croiser que 2 bateaux au total depuis notre départ.

Puis le vent est presque arrière. C’ est fabuleux la précision de la météo marine on a eu le vent exactement comme prévu à l’heure prévue.

Et comme prévu le vent forcit, les nuages se noircissent et la mer est de plus en plus forte, on est à l’entrée du détroit de Gibraltar.

il y a encore 8 heures de navigation et il commence à pleuvoir on hésite pendant 2 heures et finalement on décide de jouer la sécurité et de s’arrêter à Tanger. Mais Tanger n’est pas un port de plaisance, c’est un port de pêche avec quelques places pour dépanner. Mais on trouve un place tout de même. On accoste le long d’un quai à 13H00 sous une pluie torrentielle. On refait tous les papiers de Douane et de police, c’est un peu plus long et contraignant qu’à Rabat.

Le port est vraiment très sale et on n’a pas envie de laisser Charly seul trop longtemps surtout que l’environnement est un peu sinistre. Donc on reste à bord tant pis on n’ira pas visiter Tanger. Alors on étudie les courants dans le détroit pour voir à quelle heure partir le lendemain. Ce n’est pas très simple à comprendre.

Mais on comprend qu’il faut partir un peu avant la marée haute.

Le lendemain on refait les papiers de sortie. finalement c’est pas trop long et comme on est prêt en avance et que le quai est vraiment très sale on décide de partir vers 11H00.

Il fait beau, il y a un petit vent tout ce qu’il y a d’agréable.

Effectivement il est un peu trop tôt et on a un courant de 1 à 2 nœuds dans le pif. Tant pis on n’est pas pressé, il y a 30 miles de navigation jusqu’à Gibraltar.

Je mets la ligne de traîne à l’eau au cas ou…

Après 2 heure de nav le courant s’annule puis s’inverse, on mange des sandwichs pain, huile d’olive tomate, on fait la sieste.

Annick nettoie la pare battage plein de cambouis.

On reste vigilant parce il y a tous les cargos qui empruntent le détroit et qu’on croise de temps en temps.

Et enfin on aperçoit le fameux rocher.

On rentre dans la baie, on a toujours du courant avec nous. Et on va au fond au port de la linéa de la conception à la limite entre l’Angleterre et l’Espagne. C’est la marina Alcaidesa. C’est très bien et en avril c’est encore en tarif d’hiver donc pas cher.

On admire la coque de Charly avec horreur; Tanger nous a laissé des traces.

Et ça en seulement une nuit.

On s’installe tranquillement et on décide de fêter notre retour en Europe dans un bar à tapas avec de la charcuterie dont nous avons été sevrés pendant plusieurs mois.

On va rester ici quelques jours et on pense aussi sortir le voilier de l’eau pour l’entretien annuel.

 

 

 

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La mer de sable

le 10 mars 2018,

Escapade dans le Sahara:

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Changement du compte tours sur un moteur yanmar

Rabat, le 6 février 2018

Le compte tours ne fonctionne plus depuis quelques temps sur Charly, ce n’est pas important mais j’aime bien avoir la vitesse du moteur.

Le problème c’est qu’ on ne peux pas remplacer uniquement le compte tours, il fait partie intégrante du tableau de commande et remplacer l’ensemble coûte une petite fortune.

J’ai acheté sur Amazon un compte tours générique pour 80 euros de marque Osculati. Reste plus qu’à faire l’installation.

J’ai d’abord tiré un câble entre le poste de pilotage et le moteur, ça aurait dû être simple mais ça m’a pris une bonne heure à cause de l’accessibilité toujours difficile sur un bateau.

Ensuite il faut faire un trou de 85mm au niveau du poste de pilotage, je n’ai pas l’outillage à bord du voilier. Heureusement j’ai fait la connaissance de Uwe et Anke , un couple de navigateurs allemands qui reviennent d’Islande avec leur voilier et qui aiment bien le vin rouge, ils m’ont gentiment prêté une scie sauteuse.

Ensuite il faut définir où installer le nouvel instrument et faire un avant trou pour passer la lame de scie.

Reste ensuite à faire la connexion électrique, côté compteur j’ai soudė les fils que j’ai protégés avec du thermoretractable.

J’ai branché l’autre côté sur l’alternateur.

Reste plus qu’à faire l’essai….

Ca marche super bien.

 

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Maroc le retour

Rabat le 26 janvier 2018.

Nous avons retrouvé Charly avec un peu d’appréhension, mais tout était parfait rien n’a bougé et on a retrouvé notre voilier comme on l’avait laissé. Ceci confirme que la marina est très sécurisée.

On est parti de France par un temps exécrable.

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Bonne année

A vous tous qui nous suivez sur notre blog, nous vous souhaitons une bonne année 2018.

Nous avons laissé Charly à Rabat et nous sommes revenus en avion du Maroc pour passer les fêtes de fin d’année en famille. Nous nous sommes arrêtés à Fés  3 jours pour visiter le pays avant de décoller.

En arrivant le climat nous a un peu saisi.

A bientôt et encore tous nos voeux.

Les morgates en France.

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Vivre sur son voilier à Rabat

Le 2 décembre 2017,

2 décembre, Austerlitz, date napoléonienne s’il en est.

Voici prés de 3 semaines que nous avons quitter Cadix à la voile en longeant les côtes de Trafalgar lieu de sinistre mémoire où la flotte du même Napoléon a subit un échec total face aux navires de L’amiral Nelson.

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Rabat

Le 24 novembre 2017,

Tout va pour le mieux, nous sommes à la marina de Rabat depuis  plusieurs jours.

J’ai appris à utiliser une appli qui est iMovie sur iPad et c’est très pratique, alors voici le résultat après un bon couscous.

 

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De l’est à l’Oued

Le 20 novembre 2017.

J’avais prévu de quitter Rota et l’Espagne et l’Europe vers le 10 novembre.

Voici le contexte:

Annick est partie en avion en France pour aller voir sa mère et la maison en Bretagne et elle me laisse pour mission d’aller avec Charly à Rabat où elle me rejoindra en avion après une semaine d’absence.

J’ai pris deux équipiers avec moi. Bruno que nous avions rencontré à Corogne puis à Povoa de Varzim, un grand navigateur qui avait fait le retour en solitaire sur son voilier jusqu’à l’Irlande histoire d’aller boire une ou deux bières et Claude un artiste musicien également voileux de longue date et trouvé par le site la bourse aux équipiers.

Après trois jours de visite de Séville pour Annick et moi, je retrouve les deux autres complices à Rota sur le voilier.

On a du temps pour faire les courses, on prévoit large comme d’habitude. Il y a 160 miles à parcourir et je pense partir tôt le matin pour arriver le lendemain dans la soirée avant le coucher du soleil.

Et on passe du temps à ce qui occupe le plus les marins qui sont à terre, regarder la météo marine. Et là grand dilemme qu’est ce qu’on fait, on a deux possibilités, on part le vendredi 10 au matin et on aura du vent et même beaucoup de vent sur tout le parcours  ou on part le samedi et on aura du vent le premier jours et pas grand chose le deuxième, avec la certitude de faire beaucoup de moteur.

La météo donne une alerte avec avis de vent frais pour le vendredi et comme nous sommes tous les trois prudents, on décide d’attendre le samedi. On a du temps et on passe la journée à tout préparer tranquillement, mais le soir arrive et nous sommes surpris, le vent semble beaucoup moins fort que prévu. Qu’est-ce qu’on fait?

On décide de se lever tôt et de revérifier la météo le lendemain matin.

Donc le vendredi matin à 7H30 tout le monde est au petit déjeuner, on regarde la météo marine,  l’alerte est maintenue mais dehors il y a du vent sans plus. Donc on décide de partir, mais voilà la capitainerie n’ouvre qu’à 10H00 et je dois y aller pour payer et rendre les badges des sanitaires. Pour passer le temps je prépare une pizza maison, ça sera toujours ça de fait pour le voyage.

On appareille donc à 10H20, Pour un départ tôt le matin ; c’est raté, mais on a une pizza…

On sort du port direction le sud, vent arrière comme prévu, on tangone le génois et on met  les voiles en ciseau, il y a 13 à 14 noeuds, on avance tranquillement, il fait beau la mer est belle.

Après une heure de navigation le vent forcit alors on réduit la toile, génois et grand voile on apprécie toujours le frein de bôme dans ce cas là. On avance bien malgré le vent arrière et on mange toute la pizza. Pas de poisson sur la ligne de traine.

En début d’après midi ça accélère encore, la mer se creuse, vent 20 noeuds puis 25 noeuds puis 30 noeuds puis 35 noeuds, on rigole un peu moins sur le bateau on réduit encore la voilure mais tout se passe bien. On est secoué de droite et de gauche et de haut en bas et on passe tout le reste de la journée par vent arrière avec 30 à 40 noeuds de vent. La météo marine ce n’est pas si bête que ça au fond.

La nuit tombe, on ne croise plus de cargos qui étaient sur la route de Gibraltar, mais on est obligé d’enlever le tangon. C’est toujours un peu compliqué de faire des manœuvres sur l’avant du pont la nuit avec une mer agitée mais ça se passe très bien on fait tout ça attachés avec nos gilets de sauvetages par prudence. On est maintenant avec les 2 voiles du même coté et c’est bien mieux pour la navigation la nuit.

On relève la ligne à pêche et on organise des quarts de 2 heures, Claude est le premier puis Bruno à 23H puis moi et on recommence une deuxième fois. On ne dort pas beaucoup.

Tout le long du trajet j’utilise la radio onde courte pour envoyer ma position et des mails pour Annick qui doit être tranquille dans un lit douillet. Ça marche super bien.

Le vent se calme un peu comme prévu ce qui n’est pas plus mal. La nuit se passe bien, le vent faiblit Claude met toute la voile mais vers minuit ça reprends à 20 noeuds et je me lève pour aider Bruno à enrouler du génois et de la grand voile. Pendant mon dernier quart je vois le soleil se lever à l’horizon et je distingue un peu les côtes africaines. Moments magiques…

La mer se calme encore un peu et on remet la ligne de traîne vers 8H00. Et une heure après, ça mord, c’est une belle bonite qui fera notre régal le midi, Bonite en entrée et bonite en plat de résistance, on a tout mangé.

On est surpris, on s’attendait à voir beaucoup de filets de pêche mais rien du tout, la route est propre.

On était parti avec 3 heures de retard sur la planning mais on arrive avec 3 heure d’avance, on a fait vite, il est 12H30 quand j’appelle la capitainerie de Rabat à la radio sur canal 10, pas de réponse mais 5 minutes après on voit un zodiac arriver pour nous guider dans le chenal qui n’est pas balisé. Je suis agréablement surpris de voir qu’il y a encore beaucoup d’eau sous la quille alors qu’on est loin de la marée haute.

On nous met sur un ponton d’attente, on n’a pas le droit de descendre. Nous avions eu la présence d’esprit de mettre le pavillon marocain dans les haubans coté tribord et le drapeau jaune (Q) coté babord pour indiquer que nous n’avions pas passé la douane en arrivant dans un nouveau pays.( code maritime international).

Après deux minutes d’attente, les uniformes arrivent, la douane, la police, tout le monde monte à bord ainsi que le chien renifleur pour s’assurer que nous ne sommes pas du cartel de la drogue colombienne, tout se passe bien et très vite en une demi heure et après une fouille succincte des autorités marocaines nous sommes libres,je remets le moteur en route et on entre dans le port de plaisance . Deux personnes nous aident à l’amarrage il fait toujours beau et chaud.

Le premier ponton comporte une vingtaine d’emplacements, il est presque vide, il est réservé au roi, interdiction formelle d’y aller. On nous installe sur le ponton d’à coté, J’ai l’impression d’être une personnalité importante du royaume.

Ici c’est très joli le port est nickel, on a accès à pied au tramway et à la médina de Salé. Il y a des bars et des restaurants de standing tout autour.

Avec les deux autres célibataires, nous visitons pendant quelques jours le coin le temps d’attendre le retour de la mariée. On mange couscous, tajines…

Je profite de mes deux compères pour bien laver Charly et pour ôter et plier les voiles, nous pensons rester ici à quai plusieurs mois  pour l’hiver.

Le mercredi suivant mes compagnons s’envolent et Annick arrive, je vais la chercher  à l’aéroport.

Aprés quelque jours nous avons fait la connaissance de Dave et Caroline, un couple d’anglais qui viennent d’acheter un sun odyssey 449 tout neuf et qui partent cet hiver pour les Canaries (souvenirs), l’été prochain ils vont en méditerranée comme nous, on se reverra peut-être…

Ils on pris la mer hier pour Lanzarotte.

Ici la vie est très agréable, il fait beau et chaud dans la journée, on déjeune tous les jours dehors sur le pont du bateau. Le matin et le soir il fait frais, il faut mettre un pull. On pense partir visiter Fès dans quelques jours, on vous racontera.

 

 

 

 

 

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Nous contacter

Le 16 novembre 2017,

Salam everybody,

Nous sommes maintenant à Rabat au Maroc pour quelques mois.

Nous ne sommes plus joignables sur nos portables.

Le mieux est maintenant de nous contacter par mail ou par whatsapp ou messenger.

A bientôt.

Les morgates aux Maroc.

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