On améliore la sécurité

Le 5 mai 2020,

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On coule, on coule…..

Le 25 avril 2020,

Sur Charly il y a 2 toilettes un à l’avant et un à l’arrière.

Pour ceux qui ne connaissent pas les wc marins il faut que j’explique un peu.

L’eau de la chasse d’eau est de l’eau de mer qui est pompée sous le bateau et l’évacuation est également rejetée dans la mer sous le voilier tout cela par des trous dans la coque qu’on appelle des passe coque.c’est ça :

Au-dessus du passe coque il y a une vanne qui permet de fermer cette arrivée d’eau afin de faire l’entretien et par sécurité lorsqu’on quitte le bateau.

Le problème sur le wc avant comme dans beaucoup de bateau c’est que le niveau Supérieur de la cuvette est en dessous de la ligne de flotaison il faut une installation très étanche sinon par effet de vases communicants l’eau passe par-dessus les toilettes rentre dans le bateau et on finit par couler.  Il y a des clapets anti retour pour ça dans le mécanisme des wc marins. Mais voilà ça s’ use et il faut les remplacer de temps en temps.

Hier soir on remarque que le niveau d’eau dans les chiottes montaient et c’était même prêt à déborder, alors on évacue et on ferme les Vannes d’arrêt. Mais problème le niveau recommence à  monter. On manœuvre les vannes plusieurs fois mais c’est le même problème l’ eau s’engouffre inexorablement dans la cuvette, la vanne d’évacuation ne doit plus bien fermer, qu’est ce qu’on peut faire?

Annick propose de faire des quarts de nuit pour vérifier et vider l’eau toutes les deux heures en attendant le lendemain, OK s’est décidé, je vais me coucher le premier, mais voilà ça me tracasse et je n’arrive pas à dormir avec cette situation préoccupante.

Je me relève et en pleine nuit je demonte les toilettes. Je suis obligé de démonter toute la cuvette de son socle parce sinon les tuyaux sont inaccessibles, ensuite je demonte le tuyau par où rentre l’eau et je le bouche avec une pinoche. Ouf nous sommes de nouveau isolés de la mer, on peut aller se coucher tranquille.

Le lendemain il faut faire quelque chose, la solution normale est de sortir le bateau de l’ eau puis de remplacer la vanne défectueuse en toute sécurité. Mais voilà le grutage et le chantier sont fermés depuis 3 semaines à cause du virus…

Il faut de toute manière une nouvelle vanne, je vais aller voir au seul ship du coin qui est au port de pêche à 3 km. Mais impossible de trouver un taxi, le ramadan vient de commencer, alors j’enfourche mon mini vélo et me voilà parti pour le sport du matin. Merveilleux le gars avait la même vanne en stock, une vanne femelle- femelle de 1 pouce 1/4. Je retourne sur Charly avec mon précieux colis, mais reste à savoir comment faire pour changer la pièce sans sortir le bateau de l’eau, on va tout de même pas rester des semaines avec le wc en vrac en attendant que le chantier reouvre surtout que ensuite tout le monde va se ruer dessus pour faire les entretiens annuels.

Je décide alors de remplacer la pièce avec le bateau à l’eau mais c’est évidemment très risqué, à déconseiller aux personnes cardiaques.

Heureusement il y a Patrick qui vit également sur son voilier et qui a déjà fait une opération similaire sur son bateau.

J’enlève complètement le wc que je mets dans le couloir

Voici la pièce qui pose problème:

Patrick me dit, tu dévisses la vanne et immédiatement après tu bouches le trou avec ta main.

On prépare tout, une pompe à main au cas où,  des pinoches la nouvelle pièce et inch Allah.

Je dévisse et je suis surpris du débit l’eau rentre à flots, je bouche avec la paume de ma main et effectivement tout s’arrête, puis je prends une pinoche pour boucher le trou provisoirement parce je ne vais pas rester comme ça pendant des heures.

On fait le point de la situation, jusqu’à présent ça marche, il y a 10 litres d’eau dans le bateau qu’on pompe avant de poursuivre.

J’ai oublié de dire que j’avais une pinoche parapluie qui théoriquement est faite pour ça mais ça n’a pas marché.

Voir la vidéo de démonstration:

C’est toujours facile dans les démonstrations commerciales…

Deuxième étape je mets du teflon sur le filetage, j’enlève  la pinoche et je visse à toute vitesse la nouvelle vanne, encore 10 litres d’eau dans le bateau.

Ouf la phase critique est terminée. Voici le résultat

On s’arrête pour déjeuner un plat de pâtes et faire la sieste.

L’après-midi je remonte tout le reste et le soir tout marche impeccable. Tout ça pour une pièce que j’avais déjà changée il y a 4 ans avec Michel de la Touche.

J’en ai profité pour vérifier le niveau de la cuvette par rapport à la ligne de flottaison, c’est 2 cm en dessous, ils auraient pu mettre 2 cm au-dessus, je te jure il y a vraiment des ingénieurs qui n’ont pas les pieds sur terre. Il faudra que je rehausse l’ensemble pour être en sécurité à l’avenir.

Demain on fait un barbecue ça va changer.

 

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On fait des pâtes fraiches maison sur Charly

Le 22 avril 2020,

Comme on est en confinement ici et qu’on a pas le droit de naviguer on en profite pour s’améliorer en gastronomie.

Aujourd’hui on fait des tagliatelles sans machine.

On a tout mangé. Demain on fait des raviolis au gorgonzola.

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La vie à la marina pendant le confinement

Le 17 avril 2020,

Shanon une américaine qui vit avec son mari son son bateau comme nous à la marina de Monastir a fait une vidéo pour montrer notre vie pendant le confinement. C’est en anglais mais il y a surtout à  regarder.

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La vie à la marina de Monastir

Le 31 mars 2020,

La Tunisie a depuis 15 jours instauré des règles de sortie mais d’après ce qu’on lit, c’est beaucoup moins contraignant qu’en France.

Pas de document justificatif à remplir, les cafés et restaurants sont fermés ainsi que la plupart des commerces, les marchés et souks sont interdits, même les mosquées sont fermées.

Mais on peut sortir faire les courses et aller se balader seul ou en couple sans problème. Dans la marina on peut recevoir des amis d’autres bateaux, et aller les voir. Mais pas question de faire du tourisme dans le pays et le traditionnel barbecue du dimanche est supprimé.

Comme on pense que ça ne va pas se débloquer dans les prochaines semaines on a réservé notre emplacement au port pour un an supplémentaire. On pense que la Grèce c’est bien compromis cette année, si on peut naviguer on ne restera pas trop loin, Sicile, Sardaigne, Djerba, Malte… on verra.

Mais on s’occupe bien, Annick fait toujours de la peinture et va se lancer dans la couture avec des copines, moi je joue aux échecs sur internet, je fais le pain sur le bateau, je me lance dans le levain fait maison 100% naturel.

Hier pour la première fois je me suis lancé dans la fabrication de fromage, on l’a mangé aujourd’hui, c’est très bon.

Et voici le levain en pleine activité :

Le pain au levain c’est meilleur, plus digeste que la levure mais c’est beaucoup plus long. Il faut s’y prendre 3 heures à l’avance avec la levure alors que 18 heures sont nécessaires avec le levain. Mais comme on a du temps…

Pour limiter nos déplacements on achète notre poisson directement à l’arrivée des petits bateaux de pêche le matin, ça leur permet d’avoir une rémunération et on ne peut pas plus frais.

On bricole également, j’ai changé les filtres du dessalinisateur, et j’ai réparé les feux de navigation du voisin d’en face, j’ai réinstallé l’antenne AIS en haut du portique et j’ai remplacé le câble d’antenne d’origine par un câble à faible déperdition pour augmenter la portée.

On avait prévu de sortir Charly de l’eau le 6 avril pour l’ entretien annuel mais impossible, le chantier est fermé.

L’après-midi on fait souvent une partie de scrabble avec un autre bateau et on fait une balade sur la presqu’île à côté du port.

Le soir on regarde souvent une série ou un film sur Netflix.

Donc en résumé, il y a pire comme problèmes et tout va bien à bord.

 

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A l’oued rien de nouveau

Le 16 mars 2020,

Nous sommes à la marina de Monastir depuis le mois de novembre et tout se passe à merveille.

Avec du recul on pense que c’est certainement la meilleure Marina que l’on a eu depuis que nous naviguons.

Le port est bien abrité ,les commerces sont à quelques minutes à pied ou en vélo il fait beau la vie n’est pas chère,  on peut aller au restaurant manger un couscous pour 2 ou 3 €.

Il y a beaucoup de gens comme nous dans la marina qui vivent sur leur bateau l’ambiance ici est très sympathique.

Tous les dimanches on organise un barbecue et jusqu’à présent on a pu manger dehors presque  à chaque fois.

On profite de la saison d’hiver pour faire les travaux sur Charly. on a d’abord commandé un nouveau génois parce que l’ancien commençait à être bien fatigué,  à la société seamtech à Sousse ils ont une usine superbe 120 personnes, ils fabriquent beaucoup pour la France.

Comme ici la main d’oeuvre est  très bonne et compétente avec des prix intéressants on en a également profité pour faire faire un portique arrière.

Il fait en général très beau on s’est baigné jusqu’au mois de décembre.

on en profite également pour faire du tourisme, nous sommes allés à El Jem,Kairouan, Sousse, Tunis, Carthage. C’est agréable parce que hors saison il y a beaucoup moins de monde.

Nous sommes rentrés quelques semaines pour les fêtes de fin d’année et on a eu un temps pourri comme on n’a pas souvent.

Nous sommes revenus il y a une semaine, ici on a retrouvé le beau temps et nous avons eu beaucoup de chance parce que quelques jours plus tard le gouvernement tunisien a instauré une quarantaine de 14 jours pour toute personne venant de l’étranger.

Compte tenu de l’incertitude on ne sait pas du tout pour combien de temps nous restons à la Marina , on avait prévu de repartir vers le 15 avril mais j’ai l’impression que nous allons être scotchés ici pour quelques temps, donc on ne fait aucun plan sur la comète pour les prochains mois.

On envoie envoie le soleil tunisien 😎😎

 

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La grande traversée

Le 19 octobre 2019,

Depuis quelques semaines on s’était mis en mode vacances avec seulement des petites navigations d’îles en îles, baignades, restos,siestes… on a eu beau temps tout  le temps sauf 4 ou 5 jours, orageux début octobre.

Mais il faut penser à l’hivernage et nous avons décidé cette année d’aller à  Monastir en Tunisie.

Ce n’est pas à côté, c’est à environ 1000 km d’ici. Et j’ai pris 3 équipiers avec moi pendant qu’ Annick rentre dans sa famille en avion.

On s’est donné rendez-vous à Preveza il y a Bruno qui m’ avait déjà aidé à  convoyer Charly à Rabat il y a 2 ans et qui a son voilier à Monastir, il connaît donc déjà le coin.

Christian navigue sur son voilier depuis 10 ans en Grèce, il l’a laisser à sec à Preveza. J’ai fait la connaissance de Christian et Dany à Lakka juste après ma sortie d’Hôpital, il m’avait aidé à m’amarrer au port.

Et enfin Marc un ami de Christian qui a également une grande expérience de la voile, régates, transatlantiques…

Enfin bref que des marins d’expérience.

Le 7 octobre on commence par faire les courses ensemble, un plein chariot ras bord.

Puis on analyse ensemble la  météo, les vents semblent favorables dans les prochains jours surtout avec un départ le 8 pour faire de la voile et peu de moteur, seul point noir on devrait avoir une houle allant jusqu’à 2m par moment. Donc s’est décidé pour le 8 à midi, on fait le plein de gasoil, et s’est parti avec comme première destination Malte ou Syracuse, 2 å 3 jours de navigation.

Le vent est bon on met très vite les voiles, au large on ressent la houle prévue et c’est assez inconfortable.

Le soir arrive et Marc nous prépare le dîner, du poulet au curry et aux pleurotes, un vrai régal, on découvre avec bonheur les talents de cuisinier de Marc.

On organise les quarts de nuit de la façon suivante:

Marc commence de 21h à 23h, puis Christian prend le relais jusqu’à 1h du matin puis moi de 1 à 3 et Bruno de 3 à 5h et on remet ça.

La nuit se déroule sans encombres et en grande majorité à la voile, on a la chance d’avoir la pleine lune qui nous éclaire pendant les quarts.

Au bout de 24 heures on a parcouru 133 miles et on a pêché 2 bonites.

On a toujours un bon vent de 15 à 20 nœuds mais toujours une houle de 2m et une mer agitée, le soir on décide de faire cap vers Syracuse en Sicile.

La deuxième nuit se passe également sans problème pendant mon quart le vent monte à 35 nœuds, on avance bien avec seulement une partie du génois et sans grand voile.

Le lendemain après-midi on arrive à Syracuse, on plie les voiles, on entre dans la baie au moteur et tout à coup il y a une vibration étrange qui se fait sentir sur le bateau, on ralentit, on accélère, on fait marche arrière, rien affaire il y a un problème quelque part.

On se met à l’abri derrière un gros yacht et Marc décide de plonger pour voir se qui se passe. Heureusement ce n’est pas grave, on a pris un gros plastique épais dans l’hélice. C’est vite résolu.

On jette l’ancre dans la baie, nous sommes tous bien fatigués.

On garde un rythme de croisière, un apéro le soir tous les deux jours et deux apéros le reste du temps.

Christian a inventé un nouveau cocktail du vin rouge mélangé avec du Schweppes….

On reste une partie de la journée à Syracuse, on refait le plein de nourriture, Bruno achète 200 litres de vin sicilien au cas où, et on étudie la météo. Les vents sont favorables dans la journée pour Malte, alors on part dès 11h, moteur+voile au début puis voile uniquement, à 15H on passe le pointe sud de la Sicile. On est vent arrière 15 nds, il fait beau la mer est belle.

On prend une bonite et un gros maquereau.

On avance bien, dans la soirée le vent chute et on met le moteur.

On arrive à destination à la Valette à 5h du matin, on jette l’ancre à gauche de l’ entrée du port derrière un gros cargo, pas très romantique.

Le matin on va dans une marina pour une nuit, et on va en ville faire du tourisme et visiter le lidl pour refaire le plein.

La météo est revérifiée en long en large et en travers, il y a des orages prévus le lundi et le mercredi sur Monastir. On décide d’aller à Blue lagoon, un mouillage de rêve au Nord de Malte et de partir à 6h le lendemain matin, la stratégie est d’éviter les orages et d’arriver de jour à la marina, notre estimation est une arrivée le mardi à 16h.

Le soir dans ce havre de paix on tombe en panne de gaz, je change de bouteille et là gros problème, elle est également vide.

Je sens la stupeur se lire sur les visages de l’équipage… il reste 2 jours et une nuit de navigation, va t- on finir en mangeant du pain et du beurre?

J’ai une bouteille bleue camping gaz dans un coffre mais les raccords ne sont pas du tout les mêmes.

Je tente le tout pour le tout, je coupe le tuyau existant malheureusement il ne s’adapte pas sur le nouveau détendeur. Alors je faire une adaptation de fortune avec un morceau du tuyau du dessalinisateur et un autre tuyau de gaz que j’avais en stock. Et ça marche, la gastronomie ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

Le lendemain on lève l’ancre comme prévu à 6h, il fait encore nuit. On est au moteur comme prévu pendant 3 heures puis le vent se lève et on met les voiles. On a l’habitude de prendre notre douche sur la plage arrière du bateau, comme nous sommes entre hommes…

Donc dans la journée sous un soleil agréable je commence à prendre ma douche avec la douchette de pont et tout à coup, il y a un départ au lancer, me voilà bien moi à poil devant la canne qui plie et le sifflet à l’air. Marc s’occupe du moulinet pendant que le me sèche en vitesse et que je met un slip juste à temps pour remonter une dorade coryphée.

On avance très bien il y a plus de vent que prévu, la nuit arrive et on garde les mêmes quarts qu’avant. Il fait toujours beau pas d’orage à l’horizon. On est très en avance et on arrive à Monastir à 11h.

Quelle belle navigation, un bon vent, une bonne ambiance, pas de gros soucis et un bon couscous au resto pour fêter ça.

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Mesure du débit du déssalinisateur schenker ZEN 30

Le 23 septembre 2019,

 

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On joue à Titanic

Le 8 septembre 2019,

Nous sommes arrivés sur l’île de Ithaque, l’île du légendaire Ulysse, nous avons le plaisir de découvrir des endroits superbes, il y a beaucoup de petites criques peuplées d’un unique village qui doit vivre uniquement d’ un peu de pêche et de tourisme. En plus maintenant il y a 3 fois moins de monde qu’il y a 15 jours, il fait beau et chaud en permanence.

Mais avant d’arriver ici, nous avons eu un peu d’aventures.

Nous avons maintenant un déssalinisateur qui nous transforme l’eau de mer en eau douce. Au troisième essai j’ai décidé de le faire fonctionner 1 heure en continu afin de bien le tester. Je laisse les coffres ouverts parce qu’on a eu 1 ou 2 petites fuites alors soyons prudents. Donc c’est parti, Je vérifie la pression du système qui doit être entre 7 et 8 bars, mais après 3 ou 4 minutes il y a un bruit bizarre et la pression tombe à zéro. Pourtant la pompe continue de tourner normalement. Je regarde autour du corps principal du dessalinisateur mais je ne vois rien d’anormal, Je regarde dans le coffre d’où est pompée l’eau de mer, tout semble correct. Je vais alors tranquillement dans le compartiment derrière la cabine inférieure, et là catastrophe le tuyau d’arrivée a éclaté et l’eau de mer se déverse à fond dans le bateau. Je remonte en urgence, Je coupe le courant, Je ferme les vannes de l’appareil et on retourne voir les dégâts, il y a au moins 30 litres d’eau dans la cale les matelas et les draps sont trempés mais qu’est-ce qui a bien pu se passer?

On met 1 heure sous une chaleur de plomb à tout pomper essuyer et étendre. On n’ose imaginer ce qui se serait passé si on était parti du bateau pendant ce temps là.

Maintenant il faut trouver l’origine du problème. Pour la pression la notice précisait bien d’utiliser du tuyau qui résiste à 10 bars. Mais dans mon infinie bêtise j’ai mis un tuyau avec un fil d’acier qui je pensais allait largement faire affaire.

Mais au contraire le fil de fer sert uniquement à empêcher le tuyau de se pincer, quand il est sous pression il cisaille le plastique comme un fils à couper le beurre.

Après étude je l’ai remplacé par un tuyau renforcé:

Maintenant tout est rentré dans l’ordre, on a refait un test histoire de remplir quelques bouteilles d’eau et ça marche on verra plus tard pour un essai d’une heure ou deux…

 

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C’est la rentrée des classes

Le 30 août 2019,

Nous avons laissé tomber la tête de veau pour le souflaki et la salade grecque.

Nous sommes de nouveau sur Charly et nous passons notre première nuit au sec sur le chantier Ionian marina, la mise à l’eau est prévue pour le lendemain. Il fait beau, il fait chaud on s’endort rapidement, il faudra penser à faire un minimum de courses avant de partir et ne pas oublier de prendre le nouveau moteur d’annexe que j’ai commandé et fait livré  ici..

On est réveillé dans la nuit par un fort bip-bip continu dans le bateau, c’est l’alarme de batterie, les batteries de service sont trop faibles. C’est bizarre les panneaux solaires auraient du les maintenir à un niveau haut. Mais je pense que c’est parce que j’ai remplacé tout le reste d’eau potable et la pompe d’eau douce leur a donné un coup de pompe….

Le lendemain on règle le côté administratif, les petits travaux de remise en état après l’accident ont été bien fait. Pour moi aussi le bras a retrouvé sa fonctionnalité d’antan, ça a été long mais grâce à ma nièce Charline qui m’a fait des séances de kiné par internet et le kiné de la Chapelle Caro, tout va bien. On fait quelques courses à la petite épicerie du chantier, on récupère le moteur d’annexe et à 13h00 mise à l’eau. Mais voilà au moment de démarrer le moteur rien ne se passe,la batterie moteur est à plat. Elle n’est pas rechargée par les panneaux solaires elle. Heureusement sur notre voilier il y a une installation de démarrage de secours il suffit de tourner un gros interrupteur et on bascule automatiquement sur les autres batteries pas besoin d’installer des câbles de démarrage, et c’est parti, on retrouve la méditerranée enchanteresse, Annick décide d’aller jeter l’ancre derrière le port de Preveza, ça s’avère une excellente idée, mouillage par fond de 5m bien protégé avec une dizaine de voiliers autour de nous. On se baigne tout de suite, que du bonheur…

Je ne peux pas m’empêcher de penser aux retours de vacances quand il faut redémarrer l’usine et que pleins de machines sont en panne et ne veulent pas repartir après l’arrêt estival. J’ai une pensée émue pour tout ceux qui travaillent encore et qui galérent au retour des vacances.

Tient la vanne des wc reste coincée je l’avait remplacée avec Michel juste après avoir acheté Charly il va falloir penser à la remplacer.

On essaye le nouveau moteur d’annexe,un moteur électrique le nouveau Torqeedo 1103s, super, fini les mauvais démarrages de hors bord et fini le bidon d’essence qui pue et qu’on ne sait jamais où ranger et surtout c’est super silencieux.

 

On fait notre premier essai de dessalinisateur, ça a l’air de bien tourner mais pas une goutte d’eau douce ne sort du tuyau. Je vérifie 3 fois tout le montage je fais trois fois la procédure de purge qu’il faut faire la première fois. Résultat je vide les 100 litres d’eau qui restaient dans le réservoir. Plus d’eau douce à bord.

Le soir tombe et on assiste à un beau coucher de soleil.

Le marchand de sable est passé, mais vers 3H00 du matin bip-bip. Alarme batterie, quelle plaie, il faut se rendre à l’évidence, la batterie moteur est morte et les batteries de service presque mortes, la vanne est bloquée et le dessalinisateur reste à sec heureusement il y a un groupe électrogène sur CHARLY je le mets en route, il démarre impeccablement la tension de batterie remonte rapidement mais après une dizaine de secondes on entend un drôle de bruit le groupe cale et une forte odeur de gasoil se fait sentir dans le bateau. C’est le bol du filtre décanteur qui c’est cassé, on ne sait pas pourquoi.

Conclusion un bateau c’est comme une usine, ça ne veut pas repartir après un mois et demi de repos.

On est au mouillage donc il n’y a que de l’eau autour de nous loin à la ronde, la batterie moteur est morte les batteries de service aussi, le générateur est en panne et on n’ a plus une goutte d’eau douce. On a ressenti comme un moment de vide en nous.

Qu’est ce qu’on peut faire, envoyer des messages au secours dans des bouteilles qu’on jete à la mer!!!

Mais le matin le soleil se lève et vers 10h00 il est déjà haut dans le ciel immaculé de la Grèce. Et les panneaux solaires ont bien rechargé les batteries, on repart au quart de tour et on va s’amarrer au quai de la ville de Preveza.

Annick s’occupe de faire le plein d’eau douce et moi je m’occupe des batteries. Il y a une petite boutique d’accastillage pas loin et le patron est très sympa. Vous avez une batterie de démarrage de 60AH, Non mais je peux l’avoir demain pour 10h00. Vous avez des batteries agm de 200AH, ça c’est plus compliqué, il téléphone à son fournisseur ça dure quelques minutes et il me dit je peux avoir deux batteries agm de 220ah style batterie de poids lourd pour demain 10H00 et il me donne les dimensions de la bête. Chaque batterie fait 60kg. Vous avez un bol décanteur avec filtre, Non mais je peux l’avoir pour demain 10H00. Est-ce que quelqu’un peut m’aider à mettre les batteries en place sur mon voilier. Pas de problème, il se propose de venir le lendemain vers 15H30, affaire conclue je commande tout.

Après on va au resto, satziki, salade grecque et vin résiné, un régal après toutes ces émotions. Puis une bonne petite sieste.

Je bénis le dieu grecque Zeus de m’avoir donné le don du bricolage parce que faire réparer tout ça dans une station balnéaire au mois d’août à l’étranger c’est évidemment faisable mais sûrement très long et compliqué, surtout que l’artisan moyen ne doit pas beaucoup parler français.

Tôt le lendemain matin je commence à démonter les anciennes batteries de service, Je les ai pourtant changées il y a 2 ou 3 ans seulement mais j’avais pris des batteries standards, déception, alors cette fois-ci je m’oriente vers des batteries marines dites agm beaucoup plus performantes mais évidemment beaucoup plus chères. Le problème est qu’avant j’avais 3 batterie de 110ah qui n’ont pas du tout la dimension des 2 grosses que j’ai commandées. Alors j’ai démonté tout le local batterie et après réflexion j’ai percé, scié, vissé et pesté pendant 3 heures j’ai surtout transpiré des litres de sueur parce qu’il fait dans les 35 degrés à l’intérieur dans la journée. Mais le soir la batterie moteur était remplacée ainsi que les nouvelles deux grosses batteries de service. Le bol décanteur de gasoil est réparé tout est nettoyé et le dessalinisateur fonctionne, ce n’était que la vanne de purge que je n’avais pas assez serrée.

Demain on va peut-être rester ici pour se reposer avant de reprendre la navigation, on a tout réglé en 24h.

 

 

 

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