La grande traversée

Le 19 octobre 2019,

Depuis quelques semaines on s’était mis en mode vacances avec seulement des petites navigations d’îles en îles, baignades, restos,siestes… on a eu beau temps tout  le temps sauf 4 ou 5 jours, orageux début octobre.

Mais il faut penser à l’hivernage et nous avons décidé cette année d’aller à  Monastir en Tunisie.

Ce n’est pas à côté, c’est à environ 1000 km d’ici. Et j’ai pris 3 équipiers avec moi pendant qu’ Annick rentre dans sa famille en avion.

On s’est donné rendez-vous à Preveza il y a Bruno qui m’ avait déjà aidé à  convoyer Charly à Rabat il y a 2 ans et qui a son voilier à Monastir, il connaît donc déjà le coin.

Christian navigue sur son voilier depuis 10 ans en Grèce, il l’a laisser à sec à Preveza. J’ai fait la connaissance de Christian et Dany à Lakka juste après ma sortie d’Hôpital, il m’avait aidé à m’amarrer au port.

Et enfin Marc un ami de Christian qui a également une grande expérience de la voile, régates, transatlantiques…

Enfin bref que des marins d’expérience.

Le 7 octobre on commence par faire les courses ensemble, un plein chariot ras bord.

Puis on analyse ensemble la  météo, les vents semblent favorables dans les prochains jours surtout avec un départ le 8 pour faire de la voile et peu de moteur, seul point noir on devrait avoir une houle allant jusqu’à 2m par moment. Donc s’est décidé pour le 8 à midi, on fait le plein de gasoil, et s’est parti avec comme première destination Malte ou Syracuse, 2 å 3 jours de navigation.

Le vent est bon on met très vite les voiles, au large on ressent la houle prévue et c’est assez inconfortable.

Le soir arrive et Marc nous prépare le dîner, du poulet au curry et aux pleurotes, un vrai régal, on découvre avec bonheur les talents de cuisinier de Marc.

On organise les quarts de nuit de la façon suivante:

Marc commence de 21h à 23h, puis Christian prend le relais jusqu’à 1h du matin puis moi de 1 à 3 et Bruno de 3 à 5h et on remet ça.

La nuit se déroule sans encombres et en grande majorité à la voile, on a la chance d’avoir la pleine lune qui nous éclaire pendant les quarts.

Au bout de 24 heures on a parcouru 133 miles et on a pêché 2 bonites.

On a toujours un bon vent de 15 à 20 nœuds mais toujours une houle de 2m et une mer agitée, le soir on décide de faire cap vers Syracuse en Sicile.

La deuxième nuit se passe également sans problème pendant mon quart le vent monte à 35 nœuds, on avance bien avec seulement une partie du génois et sans grand voile.

Le lendemain après-midi on arrive à Syracuse, on plie les voiles, on entre dans la baie au moteur et tout à coup il y a une vibration étrange qui se fait sentir sur le bateau, on ralentit, on accélère, on fait marche arrière, rien affaire il y a un problème quelque part.

On se met à l’abri derrière un gros yacht et Marc décide de plonger pour voir se qui se passe. Heureusement ce n’est pas grave, on a pris un gros plastique épais dans l’hélice. C’est vite résolu.

On jette l’ancre dans la baie, nous sommes tous bien fatigués.

On garde un rythme de croisière, un apéro le soir tous les deux jours et deux apéros le reste du temps.

Christian a inventé un nouveau cocktail du vin rouge mélangé avec du Schweppes….

On reste une partie de la journée à Syracuse, on refait le plein de nourriture, Bruno achète 200 litres de vin sicilien au cas où, et on étudie la météo. Les vents sont favorables dans la journée pour Malte, alors on part dès 11h, moteur+voile au début puis voile uniquement, à 15H on passe le pointe sud de la Sicile. On est vent arrière 15 nds, il fait beau la mer est belle.

On prend une bonite et un gros maquereau.

On avance bien, dans la soirée le vent chute et on met le moteur.

On arrive à destination à la Valette à 5h du matin, on jette l’ancre à gauche de l’ entrée du port derrière un gros cargo, pas très romantique.

Le matin on va dans une marina pour une nuit, et on va en ville faire du tourisme et visiter le lidl pour refaire le plein.

La météo est revérifiée en long en large et en travers, il y a des orages prévus le lundi et le mercredi sur Monastir. On décide d’aller à Blue lagoon, un mouillage de rêve au Nord de Malte et de partir à 6h le lendemain matin, la stratégie est d’éviter les orages et d’arriver de jour à la marina, notre estimation est une arrivée le mardi à 16h.

Le soir dans ce havre de paix on tombe en panne de gaz, je change de bouteille et là gros problème, elle est également vide.

Je sens la stupeur se lire sur les visages de l’équipage… il reste 2 jours et une nuit de navigation, va t- on finir en mangeant du pain et du beurre?

J’ai une bouteille bleue camping gaz dans un coffre mais les raccords ne sont pas du tout les mêmes.

Je tente le tout pour le tout, je coupe le tuyau existant malheureusement il ne s’adapte pas sur le nouveau détendeur. Alors je faire une adaptation de fortune avec un morceau du tuyau du dessalinisateur et un autre tuyau de gaz que j’avais en stock. Et ça marche, la gastronomie ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

Le lendemain on lève l’ancre comme prévu à 6h, il fait encore nuit. On est au moteur comme prévu pendant 3 heures puis le vent se lève et on met les voiles. On a l’habitude de prendre notre douche sur la plage arrière du bateau, comme nous sommes entre hommes…

Donc dans la journée sous un soleil agréable je commence à prendre ma douche avec la douchette de pont et tout à coup, il y a un départ au lancer, me voilà bien moi à poil devant la canne qui plie et le sifflet à l’air. Marc s’occupe du moulinet pendant que le me sèche en vitesse et que je met un slip juste à temps pour remonter une dorade coryphée.

On avance très bien il y a plus de vent que prévu, la nuit arrive et on garde les mêmes quarts qu’avant. Il fait toujours beau pas d’orage à l’horizon. On est très en avance et on arrive à Monastir à 11h.

Quelle belle navigation, un bon vent, une bonne ambiance, pas de gros soucis et un bon couscous au resto pour fêter ça.

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Mesure du débit du déssalinisateur schenker ZEN 30

Le 23 septembre 2019,

 

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On joue à Titanic

Le 8 septembre 2019,

Nous sommes arrivés sur l’île de Ithaque, l’île du légendaire Ulysse, nous avons le plaisir de découvrir des endroits superbes, il y a beaucoup de petites criques peuplées d’un unique village qui doit vivre uniquement d’ un peu de pêche et de tourisme. En plus maintenant il y a 3 fois moins de monde qu’il y a 15 jours, il fait beau et chaud en permanence.

Mais avant d’arriver ici, nous avons eu un peu d’aventures.

Nous avons maintenant un déssalinisateur qui nous transforme l’eau de mer en eau douce. Au troisième essai j’ai décidé de le faire fonctionner 1 heure en continu afin de bien le tester. Je laisse les coffres ouverts parce qu’on a eu 1 ou 2 petites fuites alors soyons prudents. Donc c’est parti, Je vérifie la pression du système qui doit être entre 7 et 8 bars, mais après 3 ou 4 minutes il y a un bruit bizarre et la pression tombe à zéro. Pourtant la pompe continue de tourner normalement. Je regarde autour du corps principal du dessalinisateur mais je ne vois rien d’anormal, Je regarde dans le coffre d’où est pompée l’eau de mer, tout semble correct. Je vais alors tranquillement dans le compartiment derrière la cabine inférieure, et là catastrophe le tuyau d’arrivée a éclaté et l’eau de mer se déverse à fond dans le bateau. Je remonte en urgence, Je coupe le courant, Je ferme les vannes de l’appareil et on retourne voir les dégâts, il y a au moins 30 litres d’eau dans la cale les matelas et les draps sont trempés mais qu’est-ce qui a bien pu se passer?

On met 1 heure sous une chaleur de plomb à tout pomper essuyer et étendre. On n’ose imaginer ce qui se serait passé si on était parti du bateau pendant ce temps là.

Maintenant il faut trouver l’origine du problème. Pour la pression la notice précisait bien d’utiliser du tuyau qui résiste à 10 bars. Mais dans mon infinie bêtise j’ai mis un tuyau avec un fil d’acier qui je pensais allait largement faire affaire.

Mais au contraire le fil de fer sert uniquement à empêcher le tuyau de se pincer, quand il est sous pression il cisaille le plastique comme un fils à couper le beurre.

Après étude je l’ai remplacé par un tuyau renforcé:

Maintenant tout est rentré dans l’ordre, on a refait un test histoire de remplir quelques bouteilles d’eau et ça marche on verra plus tard pour un essai d’une heure ou deux…

 

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C’est la rentrée des classes

Le 30 août 2019,

Nous avons laissé tomber la tête de veau pour le souflaki et la salade grecque.

Nous sommes de nouveau sur Charly et nous passons notre première nuit au sec sur le chantier Ionian marina, la mise à l’eau est prévue pour le lendemain. Il fait beau, il fait chaud on s’endort rapidement, il faudra penser à faire un minimum de courses avant de partir et ne pas oublier de prendre le nouveau moteur d’annexe que j’ai commandé et fait livré  ici..

On est réveillé dans la nuit par un fort bip-bip continu dans le bateau, c’est l’alarme de batterie, les batteries de service sont trop faibles. C’est bizarre les panneaux solaires auraient du les maintenir à un niveau haut. Mais je pense que c’est parce que j’ai remplacé tout le reste d’eau potable et la pompe d’eau douce leur a donné un coup de pompe….

Le lendemain on règle le côté administratif, les petits travaux de remise en état après l’accident ont été bien fait. Pour moi aussi le bras a retrouvé sa fonctionnalité d’antan, ça a été long mais grâce à ma nièce Charline qui m’a fait des séances de kiné par internet et le kiné de la Chapelle Caro, tout va bien. On fait quelques courses à la petite épicerie du chantier, on récupère le moteur d’annexe et à 13h00 mise à l’eau. Mais voilà au moment de démarrer le moteur rien ne se passe,la batterie moteur est à plat. Elle n’est pas rechargée par les panneaux solaires elle. Heureusement sur notre voilier il y a une installation de démarrage de secours il suffit de tourner un gros interrupteur et on bascule automatiquement sur les autres batteries pas besoin d’installer des câbles de démarrage, et c’est parti, on retrouve la méditerranée enchanteresse, Annick décide d’aller jeter l’ancre derrière le port de Preveza, ça s’avère une excellente idée, mouillage par fond de 5m bien protégé avec une dizaine de voiliers autour de nous. On se baigne tout de suite, que du bonheur…

Je ne peux pas m’empêcher de penser aux retours de vacances quand il faut redémarrer l’usine et que pleins de machines sont en panne et ne veulent pas repartir après l’arrêt estival. J’ai une pensée émue pour tout ceux qui travaillent encore et qui galérent au retour des vacances.

Tient la vanne des wc reste coincée je l’avait remplacée avec Michel juste après avoir acheté Charly il va falloir penser à la remplacer.

On essaye le nouveau moteur d’annexe,un moteur électrique le nouveau Torqeedo 1103s, super, fini les mauvais démarrages de hors bord et fini le bidon d’essence qui pue et qu’on ne sait jamais où ranger et surtout c’est super silencieux.

 

On fait notre premier essai de dessalinisateur, ça a l’air de bien tourner mais pas une goutte d’eau douce ne sort du tuyau. Je vérifie 3 fois tout le montage je fais trois fois la procédure de purge qu’il faut faire la première fois. Résultat je vide les 100 litres d’eau qui restaient dans le réservoir. Plus d’eau douce à bord.

Le soir tombe et on assiste à un beau coucher de soleil.

Le marchand de sable est passé, mais vers 3H00 du matin bip-bip. Alarme batterie, quelle plaie, il faut se rendre à l’évidence, la batterie moteur est morte et les batteries de service presque mortes, la vanne est bloquée et le dessalinisateur reste à sec heureusement il y a un groupe électrogène sur CHARLY je le mets en route, il démarre impeccablement la tension de batterie remonte rapidement mais après une dizaine de secondes on entend un drôle de bruit le groupe cale et une forte odeur de gasoil se fait sentir dans le bateau. C’est le bol du filtre décanteur qui c’est cassé, on ne sait pas pourquoi.

Conclusion un bateau c’est comme une usine, ça ne veut pas repartir après un mois et demi de repos.

On est au mouillage donc il n’y a que de l’eau autour de nous loin à la ronde, la batterie moteur est morte les batteries de service aussi, le générateur est en panne et on n’ a plus une goutte d’eau douce. On a ressenti comme un moment de vide en nous.

Qu’est ce qu’on peut faire, envoyer des messages au secours dans des bouteilles qu’on jete à la mer!!!

Mais le matin le soleil se lève et vers 10h00 il est déjà haut dans le ciel immaculé de la Grèce. Et les panneaux solaires ont bien rechargé les batteries, on repart au quart de tour et on va s’amarrer au quai de la ville de Preveza.

Annick s’occupe de faire le plein d’eau douce et moi je m’occupe des batteries. Il y a une petite boutique d’accastillage pas loin et le patron est très sympa. Vous avez une batterie de démarrage de 60AH, Non mais je peux l’avoir demain pour 10h00. Vous avez des batteries agm de 200AH, ça c’est plus compliqué, il téléphone à son fournisseur ça dure quelques minutes et il me dit je peux avoir deux batteries agm de 220ah style batterie de poids lourd pour demain 10H00 et il me donne les dimensions de la bête. Chaque batterie fait 60kg. Vous avez un bol décanteur avec filtre, Non mais je peux l’avoir pour demain 10H00. Est-ce que quelqu’un peut m’aider à mettre les batteries en place sur mon voilier. Pas de problème, il se propose de venir le lendemain vers 15H30, affaire conclue je commande tout.

Après on va au resto, satziki, salade grecque et vin résiné, un régal après toutes ces émotions. Puis une bonne petite sieste.

Je bénis le dieu grecque Zeus de m’avoir donné le don du bricolage parce que faire réparer tout ça dans une station balnéaire au mois d’août à l’étranger c’est évidemment faisable mais sûrement très long et compliqué, surtout que l’artisan moyen ne doit pas beaucoup parler français.

Tôt le lendemain matin je commence à démonter les anciennes batteries de service, Je les ai pourtant changées il y a 2 ou 3 ans seulement mais j’avais pris des batteries standards, déception, alors cette fois-ci je m’oriente vers des batteries marines dites agm beaucoup plus performantes mais évidemment beaucoup plus chères. Le problème est qu’avant j’avais 3 batterie de 110ah qui n’ont pas du tout la dimension des 2 grosses que j’ai commandées. Alors j’ai démonté tout le local batterie et après réflexion j’ai percé, scié, vissé et pesté pendant 3 heures j’ai surtout transpiré des litres de sueur parce qu’il fait dans les 35 degrés à l’intérieur dans la journée. Mais le soir la batterie moteur était remplacée ainsi que les nouvelles deux grosses batteries de service. Le bol décanteur de gasoil est réparé tout est nettoyé et le dessalinisateur fonctionne, ce n’était que la vanne de purge que je n’avais pas assez serrée.

Demain on va peut-être rester ici pour se reposer avant de reprendre la navigation, on a tout réglé en 24h.

 

 

 

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Montage d’ un dessalinisateur zen 30 sur Charly

Le 3 juillet 2019,

Montage du dessalinisateur Schenker zen 30 comme je suis en rééducation et que mon kiné n’ est pas commode c’ est Annick qui a pratiquement tout fait.

L’essai au prochain article.

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La clinique hellénique


le 8 juin 2019,

Il y a une dizaine de jours nous sommes arrivés dans une baie magnifique sur la petite île de Paxos.

Nous sommes devant le petit village de Lakka,il fait beau le temps est calme il y a pas mal de bateaux qui sont comme nous à l’ancre. Nous restons ici sans bouger pendant 2 jours, puis dans la nuit vers 2h du matin je regarde la météo-marine comme souvent et je vois qu’il prévoit un vent assez fort le lendemain matin entre 20 et 30 noeuds en rafale.

Le lendemain matin vers 9h effectivement on entend qu’il y a beaucoup de vent à l’extérieur je suis assis devant mon jeu d’échec j’étudie l’attaque Paulsen de la défense française.

Comme Charly est un voilier « deck saloon » on a une vue pratiquement à 360° sur ce qu’il y a autour du bateau même quand on est assis à la table à l’intérieur. Il y a beaucoup de gens sur le pont de leur bateau même à cette heure-ci parce qu’avec le vent des bateaux se baladent pas mal et risque de se cogner l’un contre l’autre.  Je vois juste devant nous un voilier qui a remonté son ancre et qui commence à manœuvrer entre les bateaux. Mais voilà avec le vent fort il est très vite emporté par les rafales et dérive rapidement

Je me précipite à l’extérieur je sens que le choc est inévitable. Effectivement en un rien de temps il tape l’avant puis il roule contre nous j’ai le réflexe de le repousser pour éviter les dégâts  mais mauvais réflexe en un éclair j’ai le bras coincé entre la filière et le bateau adverse ( la filière est un câble d’acier tendu sur le côté du bateau), je sens immédiatement une pression énorme appuyer sur mon bras j’ai l’impression que mon bras va exploser, de toutes mes forces je bouge et j’arrive enfin à  dégager mon bras. Quelques secondes et je vois déjà le bateau ennemi qui s’éloigne.  mais j’ai très mal et je sens tout de suite que ça ne va  pas se passer  tout seul. Annick me regarde il paraît que j’ai le visage entre le blanc et le vert. Elle demande de l’aide au voilier anglais qui est ancré  derrière nous et très gentiment immédiatement le propriétaire met son annexe et  vient me chercher. Il s’appelle Andy et m’emmène à quai sur le petit port de Lakka. Là je prends un taxi et je vais sur le seul petit centre médical de l’ île.

Je suis tout de suite pris en charge on me fait une radio et le médecin grec m’explique en anglais à moi français la situation médicale. Je ne comprends pas tout mais il me dit que il n’y a pas de fracture mais que je dois voir un orthopediste en urgence il me dit aujourd’hui ou demain n’attendez pas une semaine.

Dans la salle d’attente j’ai fait la connaissance de deux Français qui ont une maison ici Yves et Martine qui très gentiment me prennent en charge et m’emmène en voiture au petit village de Gaios. L’ île  est toute petite il y a 2000 habitants ici et le plus proche centre où il y aura un orthopédiste est à  corfou à 2h de ferry de l’ île. Je vais à l’embarcadère je demande un billet pour Corfou. Mais on me répond très gentiment il y a beaucoup de vent la mer est mauvaise et que tous les ferries on été annulés.  bonne nouvelle….

Alors je n’ai pas le choix je reprends un taxi je retourne à Lakka et je retrouve mon anglais qui très gentiment me ramène sur Charly. Explique la situation à Annick on a pas le choix il  faut attendre.  l’ennui c’est que j’ai le bras en vrac et que je n’ai pas compris ce que j’avais. Pendant mon absence très gentiment l’anglais est aller voir le bateau qui m’a heurté  et a pris les coordonnées du skipper du bateau et de l’assurance. évidemment dans ces moments-là je ne me sentais pas le courage d’aller faire un constat. Dans l’après-midi Yves m’appelle et me dit j’ai vu un ferry arrivé ils ont dû reprendre les navettes. Ni une ni deux on repart on prend un taxi on retourne à Gayos on prend les billets il y a un bateau qui part à 18h. Je téléphone à l’hôpital de Corfou mais il ne parle que grec et au bout de 2 minutes on me raccroche au nez. Je trouve les coordonnées de la clinique générale de Corfou je les appelle il parle bien anglais même un peu français je dis que j’ai besoin d’un orthopédiste, il n’y a pas de problème on a ça et j’ai un rendez-vous pour le lendemain matin 11h. On arrive en fin d’après-midi on  trouve un hôtel pas loin du centre-ville et le lendemain matin on arrive à la clinique. Là aussi très vite je suis pris en charge je vois un médecin Radio il m’explique quelque chose en anglais mais je ne comprends toujours pas ce que j’ai on me fait des analyses des prises de sang un électrocardiogramme on prend ma tension et ils me disent que je serai opéré cet après-midi à 15h.

Je M’installe dans une chambre je suis avec Nic un anglais qui a acheté une maison ici il y a 2 mois et qui en bricolant sur le toit est tombé, il a 5 côtes cassées un traumatisme crânien et un gros hématome dans le dos.

Vers 15h effectivement on m’emmène au bloc opératoire je ne sais toujours pas ce qu’on va me faire en tout cas j’ai une anesthésie générale donc je me réveille en fin d’après-midi complètement vaseux. Je passe une nuit très désagréable moitié nauséeux moitié endormi. Et le lendemain midi ça va mieux je reprends mes esprits on me dit que l’opération s’est bien passée et je comprends enfin ce qu’il y a eu j’ai le tendon du triceps sectionné et il a été réparé. J’ai l’arrière du Bras recousu ficelé immobilisé façon paupiette de veau et on m’explique que je dois rester comme ça trois semaines en remplaçant les bandages tous les 3 jours. Je suis resté en tout 3 jours à l’hôpital on reprend un ferry un taxi et nous voilà de nouveau sur Charly. On a de la chance il fait beau et de la place se libére au port. je demande un coup de main à un Américain  pour s ammarer à l arrière car ici c’est pas facile il faut le faire en jetanr l’ancre et en tirant la chaîne pendant qu’on fait marche arrière.

donc nous sommes coincés ici jusqu’au 20 juin, jour où je dois retourner à corfou pour qu’on m’enlève les agrafes.

Il y a pire comme endroit pour une convalescence.😂

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Il faut sauver l’ émerillon en haut du mât

 

Le 13 mai 2019,

Suite de l’avarie de génois en pleine nuit en mer au milieu de

Nulle part.

On est au mouillage dans une baie au nord de Corfou en Grèce, il faut se débrouiller par nous même, il n’y a pas grand chose ici.

C’est le mousqueton qui s’est cassé.

On remontera le génois plus tard car c’est orageux ici aujourd’hui, On va attendre un temps calme.

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Objectif atteint.

 

Le 12 mai 2019,

Depuis notre départ notre objectif était de venir en grèce et ça y est enfin c’est un beau voyage mais il se mérite…

Nous avons passer l’hiver en Sicile à la marina de Ragusa c’était très bien il y a une ambiance agréable beaucoup de gens vivent à bord de leur voilier et nous en avons profiter pour visiter la Sicile.

Nous avons visité Syracuse, Agrigente, Ragusa, Palerme…

Comme d’habitude nous avons rencontré plein de gens nouveaux et d’autres que nous avions déjà rencontrés précédemment.

Nous avons également rencontré pour la première fois un autre étape 46 DS qui appartient à Andy Et Christel.

Cet hiver je me suis passionné pour la navigation astronomique et je me suis acheté un sextant si j’ai le courage je vous ferai un article sur le sujet plus tard.

Pour ceux qui ne connaissent pas en quelques mots ceci permet de se situer en mer. Aujourd’hui pour savoir où on est il suffit d’avoir un GPS ce que tout le monde à bord d’un bateau on appuie sur un bouton et en une demi secondes on a exactement l’endroit où on se trouve sur la planète à 2 m près. C’ est très efficace et très pratique mais il faut avouer ce n’est pas très sexy.

Le sextant permet de mesurer précisément l’angle entre le soleil ou une étoile et l’horizon. Et après beaucoup de calcul on arrive au même résultat à quelques kilomètres près. C’est comme ça que faisait les marins dans le temps quand l’électronique  n’existait pas.

On a bien sûr fait les travaux d’entretien comme tous les ans carénage antifouling vidange remplacement du filtre à huile filtre à gasoil…

Nous pensions commencer à naviguer en avril mais la météo n’était pas de la partie il y a eu pratiquement toutes les semaines des successions de dépressionsavec des tempêtes heureusement la météo est fiable et tout le monde est resté au port même les gens du coin ont trouvé que le mois d’avril avait été très bizarre.

Depuis Nous avons fait quelques Navigations de quelques jours jusqu’à Crotone en Italie.

 

Puis nous avons quitté l’Italie hier pour une navigation d’une grosse journée en direction de la Grèce. Objectif l’île de Corfou.

Départ à 7h45 de Crotone Beau temps mer d’huile pas de vent on navigue au moteur, c’est ce qui était prévu le vent devrait se lever dans la soirée. On a fait les courses on a préparé une pizza pour l’occasion et on a fait cuire les pommes de terre.

La journée se passe bien on remarque sur l’écran un voilier français à quelques milles de nous qui est parti quasiment en même temps et qui semble aller dans la même direction.

On pêche mais comme d’habitude on ne prend pas de poisson.

La nuit s’installe on se couvre on met les gilets de sauvetage les longes et on prend nos quarts comme d’habitude. Rien à signaler on croise un cargo de temps en temps.

À 1h du matin je suis de quart Annick dort, je sens un petit vent se lever par le travers et je décide de dérouler le génois.

C’est une manœuvre simple qu’on a déjà fait des centaines de fois mais très vite je me rends compte que quelque chose ne va pas.

Comme il fait nuit noire je vois bien ce que je fais mais je ne vois pas du tout l’avant du bateau,  j’allume ma lampe frontale je regarde à l’avant et là grande surprise. Le génois  a disparu……

C’est pourtant une voile immense, elle ne peut pas disparaître comme ça. Je regarde par-dessus bord et je découvre avec horreur que le genois est dans l’eau en train de trainer le long de la coque. Je me précipite pour couper le moteur parce que un voilier sans voile c’est pas pratique mais en plus si tout s’ emmêle dans l’ hélice  en plein milieu de l’océan et en pleine nuit, là ça devient critique.

On connaît  l’expression tout le monde sur le pont et bien là on ne peut pas mieux tomber, Annick est arrivée réveillée par tout ce chantier. On ne comprend vraiment pas ce qui a bien pu se passer???

Sur un voilier comme Charly le génois est une voile qui est très grande et très lourde on a même du mal à la porter à deux bien pliée dans un sac alors à remonter en pleine nuit sur le pont rempli d’eau de mer je vous dis pas la galère.

Après de longues minutes d’effort on arrive enfin à la hisser sur le pont il n’est pas question de faire de beaux plis on roule tous en boule on fait un gros tas et pour éviter qu’elle ne s’envole on l’attache avec un bout comme un saucisson.

Une fois que tout est à peu près rangé, épuisés et en transpiration on reprend la navigation avec moteur et uniquement la grand-voile. On se demande encore ce qui a bien pu se passer alors qu’il n’y avait que 10 à 12 nœud de vent. Le mystère reste entier.

Quand on fait des navigations de nuit à deux, on dort assez peu comme vous pouvez l’imaginer alors cette nuit-là c’était le summum, on a pratiquement pas fermé l’ oeil.

Le vent monte de plus en plus comme prévu et comme souvent il est plus fort que prévu on passe à 15 nœud puis 20 nœud puis 20-25 la mer se lève heureusement notre saucisson se porte bien.

Un pigeon voyageur est venu nous rendre visite hier soir,on lui a donné à boire et à manger et on a été très surpris ce matin de voir qu’il était toujours abords de Charlymalgré tout le foutoir qu’on a pu faire.

Il reste avec nous toute la nuit et il n’est reparti que ce matin quand on était à l’approche des côtes. On a pu remarquer qu’il avait une bague sur chaque patte une rouge et une orange.

Mais voici venu le moment tant attendu nous sommes arrivés en Grèce nous avons jeté l’ancre dans une petite baie bien calme au nord de l’île de Corfou.  malheureusement il pleut aujourd’hui, le Genois est toujours dans la même situation on ne peut pas faire grand-chose puisque il faut monter au mât pour descendre l’émérillon de fixation.

Nous restons avec notre mystère, de mémoire dans la nuit en rangeant le génois j’ai cru voir que le mousqueton été fixé dessus.

En arrivant on a fait cuire un bon plat de pâtes on a pris un bon coup de rouge et on est allé faire la sieste.

Le mouillage où nous sommes semble sublime, des photos très bientôt..

 

 

 

 

 

 

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L’ Inde (suite)

Le 28 mars 2019,

Nous sommes depuis plusieurs semaines de nouveau sur Charly en Sicile et je dois avouer que nous avons été assez paresseux et qu’on a un peu délaissé notre blog.

Faisons une petite marche arrière et reparlons a un peu de notre voyage en Inde que nous avons beaucoup aimé.

Pour ceux qui désirent y aller voici quelles sont nos impressions et quelques conseils qui sont bien sûr personnel.

Ce qu’on a aimé:

Les gens en numéro 1, ils sont tous très gentils toujours souriants ils aiment beaucoup rendre service.

Dans le Kerala au sud de l’Inde le niveau de vie n’est certes pas celui de l’Europe mais on ne vois nulle part de misère ni de mendicité.

Les gens sont très honnêtes il nous est arrivé de se tromper de quelques centimes chez un marchand de fruits ambulant qui nous a rappellé pour nous rendre la monnaie.

Les paysages la nature et le climat sont magnifiques en janvier.

La nourriture est excellente nous nous sommes régalés mais il faut faire attention c’est très souvent épicé voir très épicé  même au petit déjeuner. Par contre une grande partie des restaurants est végétarienne à l’image de la population il est très difficile de trouver de l’alcool c’est encore pire qu’au Maroc.

Presque tous les repas sont à base de riz.

Les prix sont généralement très bas pour nous européens il nous est arrivé de manger au restaurant pour 1 € par personne.

Pratiquement tout le monde parle anglais en plus de leur langue maternelle par contre ils ont un accent très personnel et même les Anglais ont parfois du mal à les comprendre. Mais on arrive toujours à communiquer pour peu qu’on parle la langue de Shakespeare.

Le pays étant immense il est très facile de se déplacer en avion pour un prix très compétitif.

Ce qu’on a moins aimé:

La circulation d’abord, dans ce domaine là ils battent également les Marocains qui sont pourtant bien placés dans ce domaine. Ils roulent dans tous les sens à droite à gauche au mépris du code de la route, ils se frôlent en permanence les routes sont en mauvaise état et surtout ils klaxonnent en permanence c’est même parfois insupportable tellement le niveau sonore est élevé. Il n’y a généralement pas de trottoir et même pour les piétons circuler dans les villes est très stressant.

J’utilise souvent booking pour faire une réservation d’hôtel mais en Inde ça marche plutôt mal nous avons eu de mauvaises surprises et on a  fini par se rendre compte que faire une réservation en direct est beaucoup plus efficace et surtout beaucoup moins cher.

Les taxis même pour de très grandes distances sont bon marché mais l’inconvénient de la circulation c’est que ça roule mal même en dehors des grandes villes et il faut compter une moyenne de 40 km à l’heure.

Nous avons beaucoup aimé cochin c’est une grande ville mais il y a encore beaucoup de côtés  authentiques.

Nous avons terminé notre voyage dans les back waters prêt d’ Allepey, c’est une région avec beaucoup d’îles entourées d’eau à moitié salée et à moitié  douce. Les gens y vivent de culture de riz de pêche et de tourisme.

Nous nous préparons pour le départ prochain de la saison de navigation 2019.  L’antifouling a été fait il y a 15 jours j’ai fait la vidange, remplacement des filtres….

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LES MORGATES CHEZ MARGOT

Le 17 janvier 2019,

Nous avons quitté Charly début novembre pour rentrer à  la maison en Bretagne.

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